Mars 2024, un mardi matin je crois bien. Le patron d'une PME industrielle du côté de Wavre m'appelle. Son site avait été refait deux ans plus tôt, par une agence bruxelloise (je tairai le nom) qui avait facturé, vous êtes assis, 14 000 € pour ça. Le site mettait huit secondes à s'afficher sur un téléphone. Huit. Je le teste devant lui pendant qu'on s'appelle : PageSpeed mobile, 17 sur 100. Voilà. Bref, on a tout repris en Symfony, en codant exactement ce dont il avait besoin et rien d'autre. Trois semaines après : 1,2 s de chargement, score 96, et son trafic organique avait grimpé de 40 % sur le trimestre. Le sur-mesure, c'est plus cher au démarrage, je ne dirai pas le contraire. Mais franchement moins cher au bout de dix-huit mois. Enfin, c'est ce que je constate à presque chaque audit que je fais.
Pour être clair tout de suite : je code seul. Aucune sous-traitance en Inde ou en Roumanie, pas d'agence avec dix interlocuteurs qui se renvoient le ticket comme une patate chaude. L'intermédiaire entre vous et le clavier, c'est moi, voilà. Côté stack, ça dépend du projet. En général je sors du Symfony quand il faut tenir une décennie. Le Laravel, je le préfère pour les projets pressés. Pour les interfaces qui bougent beaucoup, je passe en React, parfois en Vue.js (j'ai un faible pour Vue, à vrai dire, mais le marché belge demande surtout du React). Et pour livrer iOS et Android d'un coup, c'est React Native. Plus de WordPress chez moi. J'ai passé un long moment à dépanner des plugins qui se contredisaient, ça m'a suffi pour la vie. À la livraison, le code part chez vous sur Git, vous en êtes propriétaire entier, c'est écrit noir sur blanc dans mon contrat type.
Sites web
La majorité de mes clients viennent pour un site vitrine : présenter le métier, collecter des demandes par formulaire, appuyer le bouche-à-oreille. Parfois un mini-blog intégré, parfois un portfolio. Mon seuil interne, c'est PageSpeed mobile au-dessus de 90 sinon je ne mets pas en ligne. Quitte à reporter d'une semaine.
Un design qui vous ressemble
Je ne ressors pas un template Bootstrap déjà vu. On part de votre charte si vous en avez une, sinon on la construit ensemble en deux ateliers d'une demi-journée.
Mobile vraiment d'abord
Sur la plupart de mes clients, deux visiteurs sur trois arrivent depuis un téléphone. J'écris donc le mobile en premier, et c'est le desktop qui s'adapte.
SEO honnête
Balises propres, données structurées schema.org, sitemap. Aucun gourou SEO ne va vous faire passer devant un concurrent installé depuis cinq ans avec un budget contenu mensuel. Je pose les fondations et c'est tout.
1,5 s maximum
Je teste en bridant la connexion en 4G lente, pas sur le wifi du bureau. Si Core Web Vitals n'est pas au vert dans Search Console, je ne mets pas en ligne.
E-commerce
Deux options selon votre catalogue. Pour un B2B avec règles de prix négociées, devises multiples ou intégration à votre ERP, je pars en général sur Sylius (qui tourne sur Symfony, donc je suis chez moi techniquement). Pour démarrer vite avec moins de 200 références et sans complications, Shopify est honnêtement difficile à battre. Je vous dis laquelle des deux choisir dès le premier appel, même si Shopify me rapporte moins sur le projet.
Catalogue qui ne ralentit pas
Mon client le plus chargé tourne avec dix-huit mille références, déclinaisons en taille et coloris comprises, sur un Sylius hébergé chez moi à Roubaix. Pas de lag, pas de cache cassé.
Bancontact en priorité
En Belgique, Bancontact pèse plus de la moitié des paiements en ligne (ce qui me surprend toujours quand je présente mes chiffres à des collègues français), donc je l'installe d'office. À côté, on ajoute Stripe pour la carte. PayPal seulement si votre clientèle l'attend vraiment, parce que les commissions piquent. Et virement SEPA pour les commandes B2B au-dessus de 500 €.
Stock branché sur votre ERP
Quand votre comptable encode une vente sur Odoo ou Horus, le site doit le savoir avant que le client suivant ne commande la dernière pièce. Je règle la synchro à quinze minutes par défaut, plus rapide si nécessaire.
Un tableau de bord lisible
Pas un Google Analytics qu'on n'ouvre jamais. Vous recevez chaque lundi matin un mail récapitulatif : ventes de la semaine, panier moyen, paniers abandonnés à relancer, top des produits.
Applications mobiles
Je vais le dire sans détour : la plupart des projets qui me sont présentés comme « il nous faut une app » n'ont pas vraiment besoin d'une app native. Une PWA bien construite suffit dans huit cas sur dix, pour environ 40 % du budget. Quand le natif s'impose vraiment (capteurs Bluetooth, Apple Pay intégré, mode offline lourd), je passe à React Native ou Flutter. J'ai plusieurs apps sur les stores, dont une dans le secteur médical et deux pour des forces de vente terrain.
iOS et Android d'un seul jet
Avec React Native, j'écris une seule base de code et je livre deux apps. Pour info, le compte développeur Apple coûte 99 € par an et celui de Google 25 € une fois pour toutes ; ce sont vos comptes, pas les miens.
L'option PWA, sous-utilisée
Une PWA s'installe directement depuis Safari ou Chrome, échappe à la validation Apple qui dure parfois deux semaines, et se met à jour à chaque déploiement sans rien à demander à l'utilisateur. Pour beaucoup de besoins, c'est largement suffisant.
Hors-ligne pour de vrai
Vos commerciaux saisissent leurs commandes dans le train Bruxelles-Cologne, dans une cave technique sans réseau ou dans un parking de zoning. Tout reste local sur le téléphone, et la synchro se fait toute seule dès que la 4G revient.
Notifications push pertinentes
Je vous aide à choisir les bons déclencheurs métier. Au-delà de deux ou trois notifications par semaine, l'app passe en arrière-plan dans la tête de l'utilisateur, et finit désinstallée le mois suivant.
Applications metier
C'est souvent là qu'on me cherche après un Excel devenu monstrueux ou un logiciel métier vendu 30 000 € que personne n'utilise vraiment. Je remplace par du Symfony ou du Laravel taillé sur votre flux réel, pas sur un cahier des charges écrit par un consultant qui n'a jamais vu le terrain.
Une journée chez vous
Je passe la journée avec celui ou celle qui fait le boulot tous les jours. Pas avec le directeur. C'est la personne du terrain qui sait où ça coince.
Maquette interactive en deux semaines
Avant d'écrire la première ligne sérieuse, vous cliquez sur des écrans réels. On corrige les malentendus tant que c'est gratuit.
Livraisons toutes les deux semaines
Vous testez le module fini, vous me dites ce qui cloche, je corrige avant de passer au suivant. Pas d'effet tunnel à six mois.
Formation, doc, et puis je reste joignable
Trois heures de formation par poste, une vidéo par fonction principale, et mon numéro direct. Trois mois de garantie.
Frameworks et services intégrés
Les briques techniques que je déploie le plus souvent
Les marques mentionnées sont la propriété de leurs détenteurs respectifs et apparaissent ici à titre informatif des technologies et services utilisés.
Questions fréquentes sur le développement web
Combien coûte un site vitrine pour une PME belge ?
Mes vitrines tournent entre 3 500 et 7 500 € HTVA, en gros. Le prix dépend surtout du nombre de pages qu'il y a vraiment (cinq, dix, quinze) et des trucs qui demandent du code en plus, du genre prise de rendez-vous, formulaire qui pousse dans votre CRM, version néerlandaise, page produits filtrable, ce genre de choses. Un e-commerce, ça démarre à 6 000 €. Tout est facturé fixe, pas au temps passé : si je dépasse mon estimation, c'est moi qui paie la différence, vous, vous payez ce qu'on a signé. La conception graphique, l'intégration de vos textes et photos, la mise en ligne, trois mois de garantie : tout est compris.
Pourquoi vous refusez WordPress ?
J'ai passé un long moment à dépanner du WordPress en boucle. Le scénario, je le connais par cœur : dix-huit plugins venant de dix-huit auteurs différents, l'un d'eux n'est plus maintenu depuis deux ans, une mise à jour casse l'affichage de la page panier, un autre ouvre une faille XSS, et je suis payé pour rapiécer. Bref, j'ai arrêté. Quand je code en Symfony ou en Laravel, j'écris exactement ce dont vous avez besoin (rien de plus, et c'est volontaire), je connais chaque ligne par cœur, et personne d'autre que moi ne peut introduire une régression à votre insu. Le code vous appartient, Git compris, sans dépendance à un thème vendu 49 € qui aura disparu d'ici deux ans.
Combien de temps pour un e-commerce ?
Un Shopify configuré chez moi sort en quatre à six semaines, à condition que vous ayez vos textes et vos photos prêts. Un sur-mesure Sylius ou Symfony, ça prend trois à cinq mois selon les particularités : B2B avec tarifs négociés, plusieurs entrepôts, plusieurs devises, connexion à un ERP. Le code, ce n'est pas la partie longue. C'est la fiche produit. Quatre cents références photographiées, décrites, catégorisées, ça prend du temps de votre côté. Je préviens dès le premier rendez-vous.
Vous reprenez un site mal foutu fait par quelqu'un d'autre ?
Oui, c'est environ un quart de mon activité. L'agence a fermé, le freelance ne répond plus aux mails, le stagiaire est parti en CDI ailleurs. Je vous propose un audit gratuit d'une heure pour ouvrir le code et trancher : on récupère, on rapièce, ou on refait. Je dis la vérité même quand elle ne m'arrange pas commercialement. Quand la base est saine, je préfère la reprendre, c'est moins cher pour vous. Quand il me faut deux jours rien que pour comprendre comment la page produits s'affiche, je vous dis de refaire. À deux ans, c'est moins cher, je l'ai vérifié assez souvent.
Le code m'appartient ou pas ?
Il est à vous, intégralement, dès que la dernière facture est payée. Vous recevez l'accès au dépôt Git, le code source complet, et la documentation pour qu'un autre développeur puisse reprendre demain s'il le faut. C'est écrit noir sur blanc dans mon contrat type. Pas de licence cachée, pas de redevance annuelle, pas de plateforme propriétaire qui vous tient en otage. Si vous voulez partir, vous partez. C'est rare, mais c'est arrivé deux fois, et les deux clients sont revenus.
Un projet, une refonte, un bug ancien ?
Racontez-moi en deux paragraphes. Je réponds sous 48 h, je vous dis si je suis la bonne personne, et si oui je chiffre sous cinq jours ouvrés. Premier appel d'une heure : gratuit.
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